Pour ceux qui l'ont connu ...

Chaque jour en m'éveillant, je m'étonne d'ouvrir les yeux sur ce monde : il est vrai qu'il y a en moi une grande part de lâcheté, une sorte de désertion, le désir d'en finir et de passer à « autre chose ».
Mais très vite j'éloigne de moi cette faiblesse pour faire face, car si je demeure vivant ici-bas, c'est qu'il me reste à accomplir certaines choses, je ne sais évidemment pas lesquelles, peut-être dois-je tout simplement apprendre à dominer la souffrance, à m'élever, à m'épurer le plus possible, à être sans peur ni crainte au sein de l'épreuve, afin que je sois réellement prêt au jour du Grand Voyage, et il m'apparaît important de l'évoquer, certainement pas pour vous troubler ou vous peiner, BIEN AU CONTRAIRE (...) cela au cas où un « accident de parcours » arriverait. Je crois avoir obtenu aujourd'hui une certaine lucidité.
(...)
Avant de lire ce qui va suivre, sachez bien qu'aucune description écrite ne peut traiter de la «Mort ». La plus grande intelligence terrestre dotée d'hypersensibilité ne pourra que suggérer la vérité. Je ne suis pas la plus grande intelligence terrestre, ni le plus hypersensible d'entre nous, mais ce que je suggère (dans l'art notamment) frôle ou cerne la vérité si elle ne la pénètre. L'important est vous soyez pénétrés de cette vérité qui est le lot de tous et de chacun.
Soyez donc assurés que la disparition de mon corps physique libèrera mon corps subtil, la corde d'argent sera rompue. Je tomberai alors dans un état d'inconscience dont la durée ne se mesure pas. Je m'éveillerai sur un autre plan, très exactement celui qui me correspond, et ma « nouvelle vie » commencera.
(...)

Personne ne peut savoir exactement ce qu'il peut faire. On peut en tous cas savoir ce qu'il ne faut pas faire : sur un niveau énergétique, le disparu ressent les forces négatives du désespoir que sa « mort » inspire. Ainsi, l'être qui vise son plan de correspondance (j'espère que le mien est très élevé ), est-il retenu à des plans inférieurs (qui ne lui correspondent pas) par les pleurs, le chagrin, le regret... Aussi dur que cela soit pour ceux qui restent, ceux qui continuent à AIMER le disparu doivent nécessairement l'aider à ÉVOLUER vers sa dimension correspondante par des pensées positives, des pensées d'Amour pur dénuées de regrets, de chagrin ... Alors, une véritable communion s'opère entre ceux qui restent et celui qui part, et ils se retrouveront inévitablement...
(...)

N'oubliez pas, je désire votre Amour spirituel et non pas votre chagrin.

Conservons l'Espoir et l'Amour en nous. Libérons-nous des inimitiés et des haines qui nous coupent de l'Essentiel.


Roger Luc Mary
(29 Novembre 1987)


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